EducationS bienveillanteS

Je me suis rendu compte après coup qu’en présentant mon nouveau blog, j’avais annoncé que j’allais parler d’éducation bienveillante. Un bien grand mot qui fait un peu sectaire et effrayant pour désigner, finalement, quelque chose d’assez naturel. Je m’explique.

Après la naissance de mes filles, j’ai passé beaucoup de temps à lire des blogs, de tous horizons. J’ai adoré ça parce que ça m’a permis d’avoir des tas de regards sur la maternité, mais aussi de me rassurer et de m’aider sur de nombreuses choses. Et puis j’ai commencé à voir des mots un peu étranges apparaître : éducation bienveillante, parentalité positive, maternage proximal. Curieuse, je me suis demandée ce qui se cachait derrière ces expressions et… je suis entrée dans la dimension des « parents parfaits ». Avant que quiconque s’emporte, je précise que cette expression est ironique, mais pas méchamment.

Tout d’abord, j’ai trouvé très intéressant ce qui se disait sur ces blogs, et je m’en suis beaucoup inspirée. Connaissez-vous par exemple le principe de la consigne positive ? Cette méthode suggère de ne pas utiliser le non et les formules négatives mais de les transformer en formules positives. Exemple : Crapulette adore me pincer les joues,si je lui dis « non arrête », elle s’en fiche complètement, alors que si je lui dis « il faut faire tout doux », elle transforme son geste désagréable en caresse. J’ai appris des tas d’astuces pour éviter les situations de crises, même si tout n’est pas toujours à prendre au pied de la lettre.

consigne-positive-2

(J’ai tout essayé !, Isabelle Filliozat, aux éditions Poche Marabout)

Mais au bout d’un moment, je me suis aperçu que certains blogs étaient plus culpabilisants qu’autre chose en prônant une image du « parent parfait« . Alors que, soyons honnêtes, même en étant d’accord avec tous les principes de l’éducation bienveillante, nous avons tous des moments où l’on craque, où l’on crie, où l’on dépasse les limites qu’on s’était fixées (attention je ne suis pas en train dire qu’il y a des excuses au fait de sortir une batte de base-ball parce que son enfant a fait une bêtise). Et si comme moi, on n’est pas en contact avec d’autres parents que ces parents soi-disant « parfaits » mais qu’on ne connaît finalement qu’à travers leurs écrits, on finit par croire qu’on est une mauvaise mère parce qu’on manque de patience, et on imagine déjà nos enfants comme étant les plus malheureux du monde (j’exagère à peine le tableau).

Depuis que Coquillette est entrée à l’école, je vois chaque jour de vrais parents normaux. Ils sont de bons parents, ce sont des personnes intelligentes avec qui j’ai plaisir à discuter quand je les croise, et surtout ils aiment leurs enfants, ça se voit comme le nez au milieu de la figure et pourtant… il ne se passe pas un jour sans que j’entende un enfant se faire gronder, sans voir un parent se mettre en colère ou menacer son enfant de punition. Ce qui est une hérésie en matière d’éducation bienveillante… Sauf que tous ces gens, ils sont bienveillants aussi envers leurs enfants, tout comme je suis bienveillante envers mes filles même si je crie parfois, que je punis, que je m’impatiente.

L’éducation bienveillante, je la considère donc comme un ensemble de principes qui peuvent nous aider à résoudre dans le calme certaines situations du quotidien. Mais ces principes vont devoir cohabiter avec les différentes personnalités de chacun, parents comme enfants, et c’est pourquoi selon moi il n’existe pas UNE éducation bienveillante mais DES éducationS bienveillanteS.

Donc sachez que sur ce blog, quand je vous parlerai d’éducation bienveillante, je n’essaierai pas de prôner un modèle parental parfait et cliché, mais simplement de partager une astuce qui m’a aidée à me sortir d’une situation « de crise » au lieu d’entrer dans une spirale infernale. Ces astuces sont évidemment à adapter à chaque enfant et à chaque parent…

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2 réflexions sur “EducationS bienveillanteS

  1. Coucou ! Je me sens inspiree par l’education bienveillante, etre « maternante », et toutes ces choses pour nourrir l’eveil de L’Enfant (emotionnel, moteur, cognitive, etc.). Mais c’est vrai que cela me fait me sentir mauvaise mere assez souvent. Et je regarde mon petit en le plaignant de m’avoir parfois … Le pire etant les images sur pinterest. Tres culpabilisateur. « 100 jeux pour votre enfant » pour lesquels il faut 19989794 petits trucs. Ah !

    Aimé par 1 personne

    • Je n’ai pas encore vu ça sur Pinterest… mais je pense que je ne vais pas pouvoir m’empêcher d’aller jeter un oeil du coup ! Après, je pense que le simple fait de craindre d’être une mauvaise mère est bien la preuve qu’on pense au bien-être de notre enfant et que nous ne sommes donc justement pas des mauvaises mères ! Evidemment, on ne peut pas être parfaites, mais on fait ce qu’on peut 🙂

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