Des graines de courges pour un apéro santé !

Mon homme et moi, on aime bien prendre l’apéro de temps en temps et grignoter dans le canapé après une grosse journée est un des plaisirs dont on a bien du mal à se passer… Mais avec le temps, nous avons « assaini » ces grignotages. Quand nous étions étudiants, c’était le genre chips à gogo, TUC ou grosses tartines de pâté (quand ce n’était pas les trois en même temps). Maintenant nous avons réussi à diminuer le nombre d’apéros par semaine et surtout, nous ne grignotons plus de la même façon.

Une de nos dernières découvertes, ce sont les graines de courges « maison ». Je ne sais pas vous mais nous, on adore faire des soupes de potimarrons ou autres courges l’hiver. Mais à chaque fois que je préparais la soupe, je me retrouvais avec une énorme quantité de graines qui partait à la poubelle (enfin au compost maintenant) et je me disais : mais quel dommage !

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J’en ai donc d’abord récupéré un certain nombre pour les replanter dans mon potager, puis j’ai cherché ce que je pouvais faire d’autre avec. Je suis tombée sur une recette de graines de courges torréfiées qui prend très peu de temps à réaliser, qui ne coûte pour ainsi dire rien puisque l’ingrédient de base, à savoir les graines, était censé partir à la poubelle.

La marche à suivre est simplissime et la recette ne nécessite que trois ingrédients : les graines de courges que vous avez récupérées, de l’huile d’olive et du sel.

Préchauffez votre four à 140°C. Séparez bien les graines de la chair filandreuse qui les entoure, lavez-les à l’eau (à l’aide d’une passoire par exemple), puis frottez-les dans un torchon pour bien les essuyer et enlever les éventuels résidus de chair. N’hésitez pas à recommencer cette dernière opération avec un deuxième torchon pour que les graines soient vraiment bien propres et sèches.

Placez-les ensuite dans un petit saladier, ajoutez simplement une cuillère d’huile d’olive et une demi-cuillère à café de sel (ces quantités sont pour 150g de graines, à adapter donc en fonction de ce que vous récupérez). Mélangez bien et répartissez les graines en une seule couche sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Enfournez pour 15 à 20 minutes environ.

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  1. Retirez-les tout de suite de la plaque en les sortant du four pour éviter qu’elles ne continuent à cuire, puis laissez-les refroidir avant de les déguster ! Vous pouvez les conserver quelques jours dans une boîte hermétique.

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Je trouve ça vraiment très bon, même si c’est un peu plus difficile à mâcher que de simples biscuits, et sachez aussi que les graines de courges ont plein de vertus pour la santé : elles sont riches en protéines, antioxydants, vitamines, magnésium, calcium, fer et fibres alimentaires (imaginez donc un peu la mine d’or pour un végétarien !). Elles sont diurétiques, permettent d’apaiser les troubles du système urinaire, favorisent les montées de lait, protègent la prostate, renforcent le système immunitaire et permettent de lutter entres autres contre le stress, l’anxiété, l’anémie et la fatigue. Voici donc un apéro dont vous pouvez abuser sans mauvaise conscience !

J’espère que je vous ai convaincus, que vous apprécierez cette recette et que vos graines de courges ne partiront plus jamais à la poubelle !

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La diversification menée par l’enfant ou comment éduquer bébé au vrai goût des aliments

Quand j’ai voulu commencer la diversification avec Crapulette, je me suis heurtée à un bébé refusant catégoriquement la cuillère, que ce soit pour de la purée de légumes ou de la compote de fruits. J’avais entendu parler de la diversification menée par l’enfant (DME) où au lieu de mixer les aliments, on place des morceaux devant bébé pour qu’il choisisse lui-même ce qu’il veut goûter, qu’il s’en empare et le mette seul dans sa bouche. Malgré les avis positifs sur cette méthode venue des pays nordiques (ce n’est pas une surprise, ils sont toujours en avance en ce qui concerne l’éducation), j’avais de grosses réserves à cause de l’éventualité d’un étouffement.

J’ai donc demandé conseil, comme toujours quand j’ai un doute, à marraine la fée ! Pour ceux qui ne me suivaient pas sur mon ancien blog, il s’agit de la marraine de Coquillette, une jeune puéricultrice passionnée notamment par le sujet de l’allaitement et toujours de très bon conseil, qui m’a souvent bien aidée ! Elle venait justement de suivre une formation où la DME était évoquée et m’a rassurée. Evidemment, on ne laisse pas l’enfant sans surveillance pendant qu’il mange, le risque zéro n’existe pas ! Mais en réalité, le fait que l’enfant porte lui-même l’aliment à sa bouche rend l’étouffement très improbable puisque le processus d’alimentation est complet : on se saisit du morceau, on le porte à la bouche, on le mâche ou quelque chose qui y ressemble, et on l’avale. Et si le morceau gêne, la langue le renvoie aussitôt vers l’avant de la bouche où il est expulsé. Je peux vous garantir que JAMAIS Crapulette ne s’est étouffée avec un morceau de nourriture alors qu’au contraire, avec sa sœur pour laquelle nous avons suivi le schéma traditionnel de diversification, nous avons eu de gros problèmes au moment d’introduire les morceaux. Noyés dans la purée, ils arrivaient à sa bouche par le biais d’une cuillère et la prenaient par surprise, lui provoquant systématiquement des hauts le cœur. Elle vomissait à moitié, se faisait une frayeur et refusait ensuite d’ouvrir la bouche, c’était une vraie galère…

En revanche, je vais être claire tout de suite : si vous voulez tenter l’expérience de la DME, sachez que votre bébé en mettra PARTOUT. Au début tout ressort de la bouche, la main n’est pas encore très habile et en laisse tomber beaucoup, alors quand ce sont des morceaux, passe encore, il suffit de ramasser, mais je vous laisse imaginer le carnage quand on sort les petits suisses ! Et oui, avec la DME, les bébés sont libres de manger TOUT par eux-mêmes (enfin tout ce qui est conseillé à leur âge évidemment). Autant dire que le bavoir n’a même plus d’utilité parce qu’il y en a absolument partout, dans les cheveux, sur l’ensemble des vêtements (de bébé bien sûr, mais aussi des vôtres, et ça vaut aussi pour les cheveux)… Mieux vaut prévoir une chaise haute qui se lave facilement, d’un coup d’éponge, et je vous souhaite d’avoir des murs lessivables ! On a parfois un peu honte quand on sort, aussi… Bon, là, je vous fais peur, mais personnellement j’ai adoré la DME, malgré cet inconvénient.

Pour un inconvénient, il y a d’innombrables avantages à choisir cette méthode au moment de la diversification. D’abord, c’est beaucoup plus simple pour préparer les repas : il suffit de cuire les morceaux de fruits et légumes à la vapeur et voilà c’est prêt. Assez vite on peut aussi donner du cru à bébé, notamment en ce qui concerne les fruits. Bébé peut même manger la même chose que vous, en fonction de votre repas. Quand j’ai commencé à donner des pâtes à Coquillette, je me cassais la tête à couper, justement, des coquillettes en quatre pour les mélanger à sa purée de légumes. Avec Crapulette il me suffit de lui mettre des macaronis sur sa tablette de chaise haute et le tour est joué. Deuxième avantage, et non des moindres, le moment des repas devient un plaisir pour les bébés qui refusaient la cuillère auparavant, comme c’était le cas de Crapulette. L’heure des repas était devenue un moment de stress, je n’arrivais pas à lui faire avaler quoi que ce soit et tout le monde s’énervait inutilement. Avec la DME, tout a soudain été beaucoup plus cool, Crapulette trouvant beaucoup de plaisir à découvrir la nourriture par elle-même, sous une forme plus brute. Troisième avantage, mais qui peut aussi être obtenu avec la diversification traditionnelle si on fait des plats « maison », bébé est parfaitement éduqué aux goûts et aux saveurs. Quand Crapulette avait 14 mois environ, nous sommes allés dans une crêperie et voulait absolument goûter ce qu’il y avait dans nos assiettes. J’ai fini par lui donner un morceau de citron, m’attendant à une grimace, et bien non ! « Encore ! » est tout ce que j’ai obtenu ! Elle mange de tout avec plaisir même si, par périodes, elle mange moins et rechigne plus, ce que j’ai aussi observé avec sa grande sœur et que j’aurais tendance à associer aux poussées dentaires, donc pas de panique si ça vous arrive aussi !

On pourrait penser que ce n’est pas bien de laisser bébé manger avec ses mains, qu’on lui donne de mauvaises habitudes, mais pas du tout ! En grandissant il voudra faire comme ses parents, comme ses frères et soeurs, et la fourchette sera adoptée sans difficulté. C’est ce que j’avais lu et je le vérifie en ce moment. Crapulette est capable de manger tout son yaourt seule avec sa cuillère (à même pas 17 mois, ce n’est pas mal je trouve !), et même si elle a encore du mal à s’en servir, elle râle si je ne lui donne pas de fourchette avec son assiette. Et, ô joie !, elle mange de plus en plus proprement, je ramasse de moins en moins de nourriture par terre, et j’ai de moins en moins de nettoyage à faire à chaque fois.

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Sachez également que ce n’est pas parce que vous optez pour la DME que vous ne pouvez pas donner de la compote ou de la purée à votre bébé de temps en temps, s’il accepte la cuillère. Et s’il ne l’accepte pas, cela changera sûrement rapidement, lorsqu’il aura compris que manger peut être un plaisir et qu’il aura furieusement envie de découvrir le goût de ce qui se trouve dans la cuillère !

Et chez vous, comment s’est passée la diversification ?

PS : En plus, c’est bien plus facile de faire de l’artfood (même basique) avec de vrais aliments qu’avec de la purée !

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Petits soufflés au radis noir

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Le radis noir est un légume qu’on ne trouve pas souvent dans les recettes, dont on n’entend pas beaucoup parler et qu’on connaît à peine en réalité, alors qu’il a plein de vertus ! Il est notamment connu pour détoIMG_1779xifier le foie.

Mais voilà, quand on se retrouve face à un radis noir dans sa cuisine… qu’en faire ? Même si on peut le manger cru, j’ai préféré en faire un soufflé, d’abord parce que mes filles n’auraient jamais mangé une pleine assiette de radis cru, et puis aussi parce qu’en pleine hiver, il faut bien avouer qu’un bon plat chaud est plus tentant qu’une assiette de crudités…

Mes petits soufflés ayant fait l’unanimité à la maison, je vous livre ma recette.

Ingrédients :

  • 300 à 400g de radis noir
  • 1 morceau d’algue kombu (facultatif)
  • 80g d’emmental
  • 25cl de lait
  • 30g de beurre
  • 50g de farine
  • 2 oeufs
  • 1 cuillère à café de Maïzena

Commencez par éplucher et couper en rondelles les radis noir, puis plongez-les pour 40 minutes dans de l’eau bouillante légèrement salée, avec un morceau d’algue kombu si vous en avez (sinon,vous en aurez pour 2/3 euros pour un gros paquet en magasin bio, mais vous pouvez aussi très bien vous en passer).

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Pendant ce temps-là, préparez votre béchamel. Faites fondre le beurre à feu très doux dans une casserole et ajoutez-y la farine en une fois. Mélangez bien avec une cuillère magique ou un petit fouet et laissez chauffer encore quelques instants. Puis, hors du feu, ajoutez le lait, par toutes petites quantités, en mélangeant bien à chaque fois. Le mélange va former une purée très compacte, c’est normal, avant de devenir très liquide au fur et à mesure qu’on ajoute le lait. C’est pour cela qu’il faut l’ajouter très lentement, sinon vous aurez des grumeaux. Puis on remet sur feux doux en mélangeant régulièrement et en surveillant, jusqu’à ce que le mélange s’épaississe, vous devez pouvoir napper une cuillère et y tracer un trait bien net (comme sur la photo).

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Entre temps, faites préchauffer votre four à 200°C et beurrez et farinez des petits moules à soufflés.

Séparez les blancs des jaunes d’œufs puis, hors du feu, ajoutez les jaunes à la béchamel. Mélangez bien, puis ajoutez-y également l’emmental. Poivrez.

Quand les radis noir sont cuits, réduisez-les en purée et ajoutez-les au mélange béchamel/jaunes d’œufs/emmental.

Montez les blancs en neige avec la Maïzena et ajoutez-les délicatement au reste.

Remplissez les moules et enfournez-les pour 25 minutes.

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Vous m’excuserez pour les photos, mes soufflés étaient bien montés mais comme une idiote, j’ai voulu prendre très vite une photo en ouvrant le four et mon appareil s’est pris une bonne bouffée de vapeur. Le temps qu’il soit à nouveau capable de prendre une photo nette, mes soufflés étaient retombés… (bonjour, c’est moi le boulet !)

J’espère que vous vous régalerez avec cette recette et si vous les faites, n’hésitez pas à me donner vos avis !

Du pain frais, comme on veut, quand on veut

Des amis qui sont venus nous voir récemment ont été choqués de devoir faire 8km en voiture avant de trouver la première boulangerie. A première vue, on pourrait même se dire que ce n’est pas très écologique ! (Et oui, vivre à la campagne, c’est plein de contradictions !)

C’est vrai qu’avant, quand je vivais en ville, j’aimais bien pouvoir aller à la boulangerie à pied et ramener du pain tout frais pour le petit déjeuner. Alors que maintenant, clairement, prendre ma voiture à 7h du matin, devoir gratter le pare-brise s’il a gelé, et comble de l’horreur, devoir faire un créneau pour me garer alors que j’ai encore l’esprit embrumé, ça ne me fait pas du tout envie… Même en pleine journée, prendre la voiture pour faire un simple aller-retour à la boulangerie (soit 16km) ne me fait pas envie, entre autres parce que je fais attention à ne pas consommer d’essence inutilement.

Un jour, confrontée à ce problème, j’ai tout simplement décidé d’essayer de faire du pain moi-même. Avant, ça me semblait inconcevable, je n’y connais rien, je n’ai pas de machine à pain, pas de farine spéciale pain, pas de robot pétrisseur. Mais je n’avais rien à perdre à essayer, j’ai trouvé une recette qui ne me semblait pas trop compliquée sur Internet et je me suis lancée.

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J’ai été agréablement surprise du résultat, si bien que depuis, je me suis essayée à plein de recettes de pain et de brioches. Figurez-vous qu’il existe des tas de manières de faire du pain. On peut utiliser de la farine complète ou blanche, de la levure ou du levain fabriqué soi-même (ce que je testerai prochainement), ajouter des graines à la pâte, de la plus classique à la plus originale (avec des graines de courge, c’est une tuerie !), pétrir la pâte ou pas (la recette du pain sans pétrissage est surprenante mais c’est une réussite aussi). On peut en faire ce qu’on veut : la mettre dans un moule à cake, façonner des boules individuelles ou des baguettes, ou laisser complètement libre cours à son imagination ! Et je ne vous parle même pas des brioches !

Pour tout ça, la bonne surprise, c’est qu’il n’y a aucun besoin de matériel particulier, la machine à pain est totalement superflue à mes yeux, le robot pétrisseur aussi (en tout cas dans la grande majorité des recettes que j’ai essayées). Et ça ne prend pas tant de temps que ça à préparer, ce sont les temps de pose qui sont longs, mais il suffit de bien anticiper.

Parce que ce serait dommage de passer à côté, je vais vous donner la recette la plus simple, celle par laquelle j’ai commencé. Je la prépare le soir pour le lendemain et je congèle le surplus puisque j’utilise pour la faire 1kg de farine.

Ingrédients :

  • 1kg de farine bio (T65)
  • 20 pincées de sel
  • 64 cl d’eau
  • 3 sachets de 5g de levure boulangère (les marques distributeurs conviennent très bien)

Commencez par mélanger la farine au sel dans un grand saladier puis faites-y un puits.

Faites tiédir l’eau (pas plus de 40°C sinon la levure sera désactivée).

Versez la levure dans l’eau et mélangez jusqu’à ce que ce soir bien homogène (s’il y a des grumeaux, écrasez les bien contre les parois du récipient avec une cuillère).

Versez le mélange eau+levure dans la farine. On mélange grossièrement avec les mains puis on verse la pâte sur un plan de travail préalablement fariné (oui, parce que là vos mains sont dégoûtantes ! d’ailleurs, n’oubliez pas de retirer vos bagues, sinon bonjour l’horreur pour les nettoyer après).

C’est parti pour minimum 7 minutes de pétrissage (on étire la pâte, on la replie sur elle-même, on l’étire, on la replie et ainsi de suite, c’est bon pour vous muscler les bras !). Vous verrez qu’au fur et à mesure, la pâte deviendra moins collante, plus souple et bien plus agréable à travailler.

Laissez ensuite reposer la pâte pendant minimum 30 minutes, dans le saladier couvert avec un torchon propre. Le temps de repos peut être plus long, il m’arrive souvent de faire le pain avant le repas des filles le soir et de ne reprendre la pâte qu’après les avoir couchées.

Vient ensuite ma partie préférée, excellent pour se défouler si vous êtes énervé, celle du dégazage. On trempe son poing dans la farine et boum ! on frappe la pâte pour la faire dégazer, elle s’affaisse immédiatement.

Puis, sur un plan de travail toujours bien fariné, on façonne son pain comme on veut. Souvent, je fais 12 petits pains individuels et je fais un seul grand pain de la pâte restante. Donc pour faire un pain individuel : on prend un morceau de pâte, on aplatit la boule sur le plan de travail, on le replie, on forme une belle boule puis on forme une cage avec sa main et on fait tourner la boule.

Disposez le ou les pains sur une grille recouverte de papier sulfurisé. Vous aurez probablement besoin de deux fournées pour cette quantité de pâte.

Laissez reposer encore 30 minutes.

Préchauffez votre four à 240°C, avec, positionnée sur le gradin le plus bas, une lèche-frites remplie d’eau.

Enfournez la grille sur le gradin juste au-dessus pour environ 12 minutes.

Lorsque le pain est cuit, déposez-le immédiatement sur une grille et laissez-le refroidir.

Evidemment vous pouvez diviser les quantités par 2 ou même par 4 si vous ne voulez qu’une petite quantité mais personnellement, je préfère en faire beaucoup et en avoir pour plusieurs jours.

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Chez nous, on consomme les 12 petits pains dans les 3 jours qui suivent la cuisson, et on les conserve dans un torchon propre. Quant au grand pain, dès qu’il est refroidi, je le coupe en tranches et je le congèle dans une grande boîte en plastique. Quand j’en ai besoin, je prends le nombre de tranches nécessaires et je le décongèle au grille-pain. Avec du beurre (salé bien sûr, n’oubliez pas que je vis en Bretagne !), c’est juste parfait !

Si jamais vous faites cette recette, je serais très curieuse d’avoir vos retours ! N’hésitez pas à me laisser un petit commentaire pour me dire si c’était bon !

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Pourquoi le bio ?

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Souvent, les gens sont assez sceptiques quand je leur parle de mon attachement au bio. Certains ne voient là qu’un argument marketing, d’autres pensent que les aliments bio sont réservés à une élite à cause de leur prix. Je commence par rassurer tout le monde, je ne fais certainement pas partie d’une élite. Je suis en congé parental et mon mari, malgré un bon travail qui lui plaît, ne gagne que modestement sa vie. Nous avons les mêmes charges que tout le monde mais malgré tout, nos deux filles mangent exclusivement bio et nous, de plus en plus. Quant à l’hypothèse du piège marketing, suffisamment d’études ont a présent démontré que le bio faisait une différence sur la quantité de pesticides retrouvée dans l’urine des enfants par exemple. Et quant aux effets des pesticides… à chacun de juger en fonction de ses lectures, connaissances, etc… mais pour moi ils évoquent les cancers, problèmes de stérilité, et maladies diverses telles que Parkinson. Inutile de dire que si c’est en mon pouvoir, je souhaite de tout mon coeur épargner cela à mes filles.

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Quand il a fallu passer au lait de croissance pour Coquillette et attaquer la diversification, la question s’est à peine posée. Je voulais le meilleur et en choisissant des produits issus de l’agriculture classique, j’aurais eu l’impression d’empoisonner sciemment mon bébé. A force d’acheter des produits bio pour elle, nous avons commencé à en consommer pour nous, inévitablement. Au fil du temps, nous nous sommes rendu compte que l’offre de produits bio était très variée et tout à fait accessibles à notre petit budget, notamment grâce aux marques bio de la grande distribution. Bien sûr c’est souvent un poil plus cher (je précise « souvent » car ce n’est pas toujours le cas, loin de là), mais parallèlement, nous avons aussi changé nos habitudes de consommation. Nous avons commencé par moins de viande par exemple, mais nous la prenions toujours de très bonne qualité. Maintenant le problème ne se pose plus : nous n’en mangeons plus du tout depuis 3 mois. Nous privilégions aussi le fait-maison, et nous faisons attention à ne pas gaspiller la nourriture. Les restes ne finissent pas à la poubelle, avant de remplir le frigo, on le vide, et avant de faire les courses, nous faisons une liste précise pour n’acheter que ce que nous allons vraiment utiliser.

Le bio, c’est aussi souvent des produits aux qualités nutritionnelles préservées et parfois des produits originaux qui nous permettent de sortir des sentiers battus en cuisine. Il en va de même pour les produits pour les bébés. Quand j’achète des purées ou compotes déjà prêtes, je ne jure que par trois marques : Hipp, Good Goût et Babybio.  Alors oui, ils sont plus chers, mais je n’en utilise qu’occasionnellement, privilégiant le fait-maison, comme je l’ai déjà mentionné.

De ma cuisine, le bio s’est peu à peu répandu dans ma salle de bain. La mention bio se retrouve sur la plupart des produits d’hygiène ou cosmétiques que nous utilisons. Là encore, c’est plus cher, mais l’équilibre se trouve dans la modération : je ne suis pas très branchée maquillage ni cosmétiques en tout genre, je suis donc loin d’être ruinée.

J’aimerais vraiment que le bio puisse à présent migrer vers nos armoires, pour nous mais aussi pour la planète car la culture du coton serait la plus polluante (voir cet article). Je voudrais aussi me dire que les vêtements que nous portons ont été fabriqués par des personnes travaillant dans de bonnes conditions. Malheureusement, c’est là que notre compte en banque dit stop, les marques textiles bio et équitables étant généralement BEAUCOUP plus chères que celles que nous achetons généralement… Je le regrette mais c’est normal, la qualité se paye là aussi et quand on voit les écarts de prix, ça ne rassure pas sur l’origine de ce que nous portons.

Et vous, le bio, à quel point est-ce important pour vous ?

Ancienne carnivore, jeune végétarienne : la viande ne me manque pas

J’ai toujours été une carnivore, depuis toute petite j’adore la viande, la vraie. Mon pêché mignon, c’était le filet de boeuf, bien saignant surtout. Quand ma grand-mère faisait un rôti de boeuf, elle me donnait à la cuillère à soupe le sang qui avait coulé pendant la cuisson. J’ai mangé du filet américain, du foie gras, du boudin, du foie de veau, bref toutes les sortes de viande possibles. J’adorais ça, même si je n’en mangeais ni tous les jours, ni à l’excès. Je disais toujours : « jamais je ne pourrais devenir végétarienne ! »

Quand j’ai été en âge de comprendre ce qu’il y avait dans mon assiette et de choisir plus ou moins ce qu’il s’y trouvait, j’ai refusé le lapin. Puis le cheval. Vers 20 ans, j’ai décidé d’arrêter de manger du « bébé », fini le veau et l’agneau pour moi. Puis j’ai commencé à choisir ma viande autrement : à la prendre bio, locale, meilleure et donc plus chère mais moins souvent.

Je me régalais toujours autant avec la viande mais je croisais parfois sur la route des camions transportant du bétail, je voyais des reportages à la télévision, je lisais des choses toutes plus choquantes les unes que les autres… Quand j’en parlais autour de moi, j’ajoutais, presque en plaisantant cependant, « je vais finir par devenir végétarienne ! »

Et puis j’ai vu la vidéo de l’abattoir d’Alès. Mon homme ne voulait pas la voir, comme pas mal de monde autour de moi qui disait « je ne veux pas voir ça ». Moi non plus je n’avais pas spécialement envie de voir ces horreurs, mais j’estimais qu’en tant que mangeuse de viande, c’était une obligation de savoir ce qu’il se passait avant que mon steak n’arrive dans mon assiette. Je n’ai pas été déçue… C’est là que s’est produit le déclic, je ne pouvais pas voir cela et désapprouver tout en continuant à manger de la viande comme si de rien était, ç’aurait tout simplement été de l’hypocrisie. J’y suis allée en douceur : j’ai décidé de faire un essai, un mois sans viande. Et au terme de ce mois, j’ai décidé de renoncer définitivement à la viande.

Je vous avoue qu’au début, ce n’était pas facile de penser que je renonçais à tous ces bons petits plats : les pâtes carbonara, du pâté sur une baguette toute fraîche, les gratins et poêlées au chorizo dont mon homme est le spécialiste, etc… Mais c’est une vraie révélation que NOUS avons eue. Oui, j’ai bien dit nous, car mon cher et tendre, encore plus amateur de viande que moi, a aussi eu un énorme coup de coeur pour la cuisine végétarienne voire même végétalienne. Nous avons découvert les multiples utilisations possibles des légumineuses (avant, ça s’arrêtait aux saucisses aux lentilles), j’ai multiplié le nombre d’épices présentes dans ma cuisine, je découvre des recettes incroyables comme les rillettes végétaliennes (dont je vous parlerai très prochainement parce que c’est réellement une TUERIE !), et vous savez le meilleur ? Il existe des succédanés de charcuterie vraiment bluffants ! (tofu fumé, végé-chorizo…)

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Je me souviens avoir une fois entendu une discussion à la table à côté de nous au restaurant, des amies qui discutaient d’une de leur connaissance végétalienne, et je me souviens de leur commentaire : « mais elle mange quoi alors ? des pâtes à la tomate tout le temps ? » Et bien je peux vous dire que depuis que je suis végétarienne (même si je ne le suis pas totalement puisque je mange encore du poisson), mon alimentation est bien plus variée qu’avant, plus originale, et me motive plus à me mettre aux fourneaux ! Finalement, je peux le dire haut et fort : la viande ne me manque pas !

Pas moyen d’être convaincu avant d’avoir testé, alors je vous invite tous à manger chez moi à tester par vous-mêmes. Je partagerai régulièrement avec vous les recettes que je découvre, et j’espère vous convaincre au moins une fois de temps en temps !

Et vous, que pensez-vous du végétarisme ?