EducationS bienveillanteS

Je me suis rendu compte après coup qu’en présentant mon nouveau blog, j’avais annoncé que j’allais parler d’éducation bienveillante. Un bien grand mot qui fait un peu sectaire et effrayant pour désigner, finalement, quelque chose d’assez naturel. Je m’explique.

Après la naissance de mes filles, j’ai passé beaucoup de temps à lire des blogs, de tous horizons. J’ai adoré ça parce que ça m’a permis d’avoir des tas de regards sur la maternité, mais aussi de me rassurer et de m’aider sur de nombreuses choses. Et puis j’ai commencé à voir des mots un peu étranges apparaître : éducation bienveillante, parentalité positive, maternage proximal. Curieuse, je me suis demandée ce qui se cachait derrière ces expressions et… je suis entrée dans la dimension des « parents parfaits ». Avant que quiconque s’emporte, je précise que cette expression est ironique, mais pas méchamment.

Tout d’abord, j’ai trouvé très intéressant ce qui se disait sur ces blogs, et je m’en suis beaucoup inspirée. Connaissez-vous par exemple le principe de la consigne positive ? Cette méthode suggère de ne pas utiliser le non et les formules négatives mais de les transformer en formules positives. Exemple : Crapulette adore me pincer les joues,si je lui dis « non arrête », elle s’en fiche complètement, alors que si je lui dis « il faut faire tout doux », elle transforme son geste désagréable en caresse. J’ai appris des tas d’astuces pour éviter les situations de crises, même si tout n’est pas toujours à prendre au pied de la lettre.

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(J’ai tout essayé !, Isabelle Filliozat, aux éditions Poche Marabout)

Mais au bout d’un moment, je me suis aperçu que certains blogs étaient plus culpabilisants qu’autre chose en prônant une image du « parent parfait« . Alors que, soyons honnêtes, même en étant d’accord avec tous les principes de l’éducation bienveillante, nous avons tous des moments où l’on craque, où l’on crie, où l’on dépasse les limites qu’on s’était fixées (attention je ne suis pas en train dire qu’il y a des excuses au fait de sortir une batte de base-ball parce que son enfant a fait une bêtise). Et si comme moi, on n’est pas en contact avec d’autres parents que ces parents soi-disant « parfaits » mais qu’on ne connaît finalement qu’à travers leurs écrits, on finit par croire qu’on est une mauvaise mère parce qu’on manque de patience, et on imagine déjà nos enfants comme étant les plus malheureux du monde (j’exagère à peine le tableau).

Depuis que Coquillette est entrée à l’école, je vois chaque jour de vrais parents normaux. Ils sont de bons parents, ce sont des personnes intelligentes avec qui j’ai plaisir à discuter quand je les croise, et surtout ils aiment leurs enfants, ça se voit comme le nez au milieu de la figure et pourtant… il ne se passe pas un jour sans que j’entende un enfant se faire gronder, sans voir un parent se mettre en colère ou menacer son enfant de punition. Ce qui est une hérésie en matière d’éducation bienveillante… Sauf que tous ces gens, ils sont bienveillants aussi envers leurs enfants, tout comme je suis bienveillante envers mes filles même si je crie parfois, que je punis, que je m’impatiente.

L’éducation bienveillante, je la considère donc comme un ensemble de principes qui peuvent nous aider à résoudre dans le calme certaines situations du quotidien. Mais ces principes vont devoir cohabiter avec les différentes personnalités de chacun, parents comme enfants, et c’est pourquoi selon moi il n’existe pas UNE éducation bienveillante mais DES éducationS bienveillanteS.

Donc sachez que sur ce blog, quand je vous parlerai d’éducation bienveillante, je n’essaierai pas de prôner un modèle parental parfait et cliché, mais simplement de partager une astuce qui m’a aidée à me sortir d’une situation « de crise » au lieu d’entrer dans une spirale infernale. Ces astuces sont évidemment à adapter à chaque enfant et à chaque parent…

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« Un Ca, un Ca ! »

Ajoutez à cette petite phrase quelques sanglots et visualisez un bébé qui arrive vers vous en tendant les bras, les larmes aux yeux. Vous l’aurez compris, « un ca » veut dire en fait un câlin, ce que Crapulette, 16 mois, me réclame environ 300 fois par jour. Ils sont adorables, ses câlins (enfin sauf quand elle décidé de m’arracher la moitié du visage parce que c’est trop rigolo). Elle passe ses bras au-dessus de mes épaules et blottit sa tête dans le creux de mon cou, de temps en temps elle lève le tête, me regarde en rigolant, me fait un bisou, puis repose sa tête. Quoi de plus mignon me direz-vous, sauf qu’à la longue c’est lassant : parce qu’on a besoin de nos deux bras pour faire quelque chose mais qu’elle refuse de descendre, parce qu’on a besoin de se concentrer pour un mail important ou un appel téléphonique ou tout simplement parce qu’on a mal aux bras ! En avoir marre de faire des câlins à sa fille, ça vous semble peut-être horrible et pourtant parfois, oui j’en ai assez, j’ai envie de m’asseoir tranquillement (oui parce que les câlins assis ça ne lui va pas non plus, on doit être debout…) et de faire autre chose que des câlins.

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Et puis j’ai repensé à ce très bel article que j’avais lu et que je vous encourage vivement à lire aussi d’ailleurs et je me suis dit qu’aussi pénible que ce soit de ne pas pouvoir faire ce qu’on veut comme on veut quand on veut, c’était peut-être après tout simplement le moment de faire le plein de câlins. Coquillette n’a que 17 mois de plus que sa soeur mais la période des câlins permanents est déjà loin derrière elle, et ça ne va sûrement pas aller en s’arrangeant ! Une fois passée la tendre enfance, les câlins à Maman, c’est ringard. J’ai beau chercher, je ne me souviens pas de la dernière fois que ma mère m’a portée dans ses bras pour un câlin (bon en même temps ce n’est peut-être pas plus mal, ça fait un moment que j’ai dépassé le poids et le format tolérables pour ce genre de choses !).

Alors je vais lui donner tous les câlins que je peux, et je vais profiter de chacun d’entre eux, en essayant d’oublier ce que j’ai de si important à faire pour me concentrer sur l’essentiel : sa petite main qui serre mon cou, ses cheveux qui me chatouillent l’oreille, sa respiration tranquille quand elle est contre moi, jusqu’au poids de son corps qui pèse sur mes bras. Je vais essayer de stocker ces instants de bonheur, de garder chaque petit détail en mémoire pour pouvoir m’en souvenir quand j’en aurai envie ou besoin. Ces câlins sont éphémères, mais j’espère pouvoir rendre leur souvenir éternel.

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Du pain frais, comme on veut, quand on veut

Des amis qui sont venus nous voir récemment ont été choqués de devoir faire 8km en voiture avant de trouver la première boulangerie. A première vue, on pourrait même se dire que ce n’est pas très écologique ! (Et oui, vivre à la campagne, c’est plein de contradictions !)

C’est vrai qu’avant, quand je vivais en ville, j’aimais bien pouvoir aller à la boulangerie à pied et ramener du pain tout frais pour le petit déjeuner. Alors que maintenant, clairement, prendre ma voiture à 7h du matin, devoir gratter le pare-brise s’il a gelé, et comble de l’horreur, devoir faire un créneau pour me garer alors que j’ai encore l’esprit embrumé, ça ne me fait pas du tout envie… Même en pleine journée, prendre la voiture pour faire un simple aller-retour à la boulangerie (soit 16km) ne me fait pas envie, entre autres parce que je fais attention à ne pas consommer d’essence inutilement.

Un jour, confrontée à ce problème, j’ai tout simplement décidé d’essayer de faire du pain moi-même. Avant, ça me semblait inconcevable, je n’y connais rien, je n’ai pas de machine à pain, pas de farine spéciale pain, pas de robot pétrisseur. Mais je n’avais rien à perdre à essayer, j’ai trouvé une recette qui ne me semblait pas trop compliquée sur Internet et je me suis lancée.

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J’ai été agréablement surprise du résultat, si bien que depuis, je me suis essayée à plein de recettes de pain et de brioches. Figurez-vous qu’il existe des tas de manières de faire du pain. On peut utiliser de la farine complète ou blanche, de la levure ou du levain fabriqué soi-même (ce que je testerai prochainement), ajouter des graines à la pâte, de la plus classique à la plus originale (avec des graines de courge, c’est une tuerie !), pétrir la pâte ou pas (la recette du pain sans pétrissage est surprenante mais c’est une réussite aussi). On peut en faire ce qu’on veut : la mettre dans un moule à cake, façonner des boules individuelles ou des baguettes, ou laisser complètement libre cours à son imagination ! Et je ne vous parle même pas des brioches !

Pour tout ça, la bonne surprise, c’est qu’il n’y a aucun besoin de matériel particulier, la machine à pain est totalement superflue à mes yeux, le robot pétrisseur aussi (en tout cas dans la grande majorité des recettes que j’ai essayées). Et ça ne prend pas tant de temps que ça à préparer, ce sont les temps de pose qui sont longs, mais il suffit de bien anticiper.

Parce que ce serait dommage de passer à côté, je vais vous donner la recette la plus simple, celle par laquelle j’ai commencé. Je la prépare le soir pour le lendemain et je congèle le surplus puisque j’utilise pour la faire 1kg de farine.

Ingrédients :

  • 1kg de farine bio (T65)
  • 20 pincées de sel
  • 64 cl d’eau
  • 3 sachets de 5g de levure boulangère (les marques distributeurs conviennent très bien)

Commencez par mélanger la farine au sel dans un grand saladier puis faites-y un puits.

Faites tiédir l’eau (pas plus de 40°C sinon la levure sera désactivée).

Versez la levure dans l’eau et mélangez jusqu’à ce que ce soir bien homogène (s’il y a des grumeaux, écrasez les bien contre les parois du récipient avec une cuillère).

Versez le mélange eau+levure dans la farine. On mélange grossièrement avec les mains puis on verse la pâte sur un plan de travail préalablement fariné (oui, parce que là vos mains sont dégoûtantes ! d’ailleurs, n’oubliez pas de retirer vos bagues, sinon bonjour l’horreur pour les nettoyer après).

C’est parti pour minimum 7 minutes de pétrissage (on étire la pâte, on la replie sur elle-même, on l’étire, on la replie et ainsi de suite, c’est bon pour vous muscler les bras !). Vous verrez qu’au fur et à mesure, la pâte deviendra moins collante, plus souple et bien plus agréable à travailler.

Laissez ensuite reposer la pâte pendant minimum 30 minutes, dans le saladier couvert avec un torchon propre. Le temps de repos peut être plus long, il m’arrive souvent de faire le pain avant le repas des filles le soir et de ne reprendre la pâte qu’après les avoir couchées.

Vient ensuite ma partie préférée, excellent pour se défouler si vous êtes énervé, celle du dégazage. On trempe son poing dans la farine et boum ! on frappe la pâte pour la faire dégazer, elle s’affaisse immédiatement.

Puis, sur un plan de travail toujours bien fariné, on façonne son pain comme on veut. Souvent, je fais 12 petits pains individuels et je fais un seul grand pain de la pâte restante. Donc pour faire un pain individuel : on prend un morceau de pâte, on aplatit la boule sur le plan de travail, on le replie, on forme une belle boule puis on forme une cage avec sa main et on fait tourner la boule.

Disposez le ou les pains sur une grille recouverte de papier sulfurisé. Vous aurez probablement besoin de deux fournées pour cette quantité de pâte.

Laissez reposer encore 30 minutes.

Préchauffez votre four à 240°C, avec, positionnée sur le gradin le plus bas, une lèche-frites remplie d’eau.

Enfournez la grille sur le gradin juste au-dessus pour environ 12 minutes.

Lorsque le pain est cuit, déposez-le immédiatement sur une grille et laissez-le refroidir.

Evidemment vous pouvez diviser les quantités par 2 ou même par 4 si vous ne voulez qu’une petite quantité mais personnellement, je préfère en faire beaucoup et en avoir pour plusieurs jours.

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Chez nous, on consomme les 12 petits pains dans les 3 jours qui suivent la cuisson, et on les conserve dans un torchon propre. Quant au grand pain, dès qu’il est refroidi, je le coupe en tranches et je le congèle dans une grande boîte en plastique. Quand j’en ai besoin, je prends le nombre de tranches nécessaires et je le décongèle au grille-pain. Avec du beurre (salé bien sûr, n’oubliez pas que je vis en Bretagne !), c’est juste parfait !

Si jamais vous faites cette recette, je serais très curieuse d’avoir vos retours ! N’hésitez pas à me laisser un petit commentaire pour me dire si c’était bon !

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Je m’engage pour la planète #1 – Adieu aluminium et films plastiques

Ce blog, c’est aussi pour moi l’occasion de me motiver à faire encore plus attention à mes gestes quotidiens pour protéger la planète. Régulièrement, je vous parlerai de mes engagements, qu’ils soient déjà mis en place ou qu’ils soient tout nouveau pour moi.

Aujourd’hui, c’est un nouvel engagement que je prends pour réduire un peu la quantité de déchets que je produis.

Mes filles et moi sommes des petits appétits, il y a très souvent des restes après nos repas et en général, je ne m’embête pas trop, je prends l’assiette, je mets de l’aluminium ou du film alimentaire et hop ! au réfrigérateur. C’est pratique, ça va vite. Oui mais le lendemain, je sors l’assiette et l’aluminium hop ! il finit à la poubelle, à grossir le tas de déchets que nous produisons quotidiennement. Alors que dans mes placards, j’ai tout un tas de jolies boîtes en plastique qui n’en sortent que trop rarement. Pourquoi ne pas les utiliser, garantissant ainsi, en plus, une meilleure protection des aliments ?


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Et ces paquets de galettes de riz dont mes filles raffolent, dont je déchire toujours l’emballage plastique en les ouvrant et qui finissent coiffées d’un morceau d’aluminium mal ajusté, pourquoi ne pas plutôt les vider dans ces jolies boîtes à biscuits en métal qui décorent très bien ma cuisine mais sont toujours vides ? Ma cuisine paraîtrait en plus bien mieux rangée… Evidemment, ça vaut pour tous les biscuits et petits gâteaux…

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En parlant de boîtes, si vous fréquentez les stands boucherie ou fromagerie de votre hypermarché, ou les étals de leur rayon fruits et légumes, vous vous êtes sans doute déjà retrouvés avec des boîtes en plastique vides, pas très solides sur le long terme mais qui peuvent, une fois lavées, servir au moins 2 ou 3 fois : pour emporter un sandwich en balade ou servir de « doggy bag » pour vos invités qui n’avaient plus faim pour manger les meringues que vous aviez préparées pour le café. Ne les jetez plus ! J’en ai en permanence une ou deux dans mon placard et je m’en sers régulièrement.

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Les petits ruisseaux font les grandes rivières et si ces gestes vous semblent ridicules à l’échelle de la planète, détrompez-vous, si tout le monde s’y met, ils peuvent faire la différence ! Alors, vous me suivez ?

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Pourquoi le bio ?

BIO

Souvent, les gens sont assez sceptiques quand je leur parle de mon attachement au bio. Certains ne voient là qu’un argument marketing, d’autres pensent que les aliments bio sont réservés à une élite à cause de leur prix. Je commence par rassurer tout le monde, je ne fais certainement pas partie d’une élite. Je suis en congé parental et mon mari, malgré un bon travail qui lui plaît, ne gagne que modestement sa vie. Nous avons les mêmes charges que tout le monde mais malgré tout, nos deux filles mangent exclusivement bio et nous, de plus en plus. Quant à l’hypothèse du piège marketing, suffisamment d’études ont a présent démontré que le bio faisait une différence sur la quantité de pesticides retrouvée dans l’urine des enfants par exemple. Et quant aux effets des pesticides… à chacun de juger en fonction de ses lectures, connaissances, etc… mais pour moi ils évoquent les cancers, problèmes de stérilité, et maladies diverses telles que Parkinson. Inutile de dire que si c’est en mon pouvoir, je souhaite de tout mon coeur épargner cela à mes filles.

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Quand il a fallu passer au lait de croissance pour Coquillette et attaquer la diversification, la question s’est à peine posée. Je voulais le meilleur et en choisissant des produits issus de l’agriculture classique, j’aurais eu l’impression d’empoisonner sciemment mon bébé. A force d’acheter des produits bio pour elle, nous avons commencé à en consommer pour nous, inévitablement. Au fil du temps, nous nous sommes rendu compte que l’offre de produits bio était très variée et tout à fait accessibles à notre petit budget, notamment grâce aux marques bio de la grande distribution. Bien sûr c’est souvent un poil plus cher (je précise « souvent » car ce n’est pas toujours le cas, loin de là), mais parallèlement, nous avons aussi changé nos habitudes de consommation. Nous avons commencé par moins de viande par exemple, mais nous la prenions toujours de très bonne qualité. Maintenant le problème ne se pose plus : nous n’en mangeons plus du tout depuis 3 mois. Nous privilégions aussi le fait-maison, et nous faisons attention à ne pas gaspiller la nourriture. Les restes ne finissent pas à la poubelle, avant de remplir le frigo, on le vide, et avant de faire les courses, nous faisons une liste précise pour n’acheter que ce que nous allons vraiment utiliser.

Le bio, c’est aussi souvent des produits aux qualités nutritionnelles préservées et parfois des produits originaux qui nous permettent de sortir des sentiers battus en cuisine. Il en va de même pour les produits pour les bébés. Quand j’achète des purées ou compotes déjà prêtes, je ne jure que par trois marques : Hipp, Good Goût et Babybio.  Alors oui, ils sont plus chers, mais je n’en utilise qu’occasionnellement, privilégiant le fait-maison, comme je l’ai déjà mentionné.

De ma cuisine, le bio s’est peu à peu répandu dans ma salle de bain. La mention bio se retrouve sur la plupart des produits d’hygiène ou cosmétiques que nous utilisons. Là encore, c’est plus cher, mais l’équilibre se trouve dans la modération : je ne suis pas très branchée maquillage ni cosmétiques en tout genre, je suis donc loin d’être ruinée.

J’aimerais vraiment que le bio puisse à présent migrer vers nos armoires, pour nous mais aussi pour la planète car la culture du coton serait la plus polluante (voir cet article). Je voudrais aussi me dire que les vêtements que nous portons ont été fabriqués par des personnes travaillant dans de bonnes conditions. Malheureusement, c’est là que notre compte en banque dit stop, les marques textiles bio et équitables étant généralement BEAUCOUP plus chères que celles que nous achetons généralement… Je le regrette mais c’est normal, la qualité se paye là aussi et quand on voit les écarts de prix, ça ne rassure pas sur l’origine de ce que nous portons.

Et vous, le bio, à quel point est-ce important pour vous ?

Ancienne carnivore, jeune végétarienne : la viande ne me manque pas

J’ai toujours été une carnivore, depuis toute petite j’adore la viande, la vraie. Mon pêché mignon, c’était le filet de boeuf, bien saignant surtout. Quand ma grand-mère faisait un rôti de boeuf, elle me donnait à la cuillère à soupe le sang qui avait coulé pendant la cuisson. J’ai mangé du filet américain, du foie gras, du boudin, du foie de veau, bref toutes les sortes de viande possibles. J’adorais ça, même si je n’en mangeais ni tous les jours, ni à l’excès. Je disais toujours : « jamais je ne pourrais devenir végétarienne ! »

Quand j’ai été en âge de comprendre ce qu’il y avait dans mon assiette et de choisir plus ou moins ce qu’il s’y trouvait, j’ai refusé le lapin. Puis le cheval. Vers 20 ans, j’ai décidé d’arrêter de manger du « bébé », fini le veau et l’agneau pour moi. Puis j’ai commencé à choisir ma viande autrement : à la prendre bio, locale, meilleure et donc plus chère mais moins souvent.

Je me régalais toujours autant avec la viande mais je croisais parfois sur la route des camions transportant du bétail, je voyais des reportages à la télévision, je lisais des choses toutes plus choquantes les unes que les autres… Quand j’en parlais autour de moi, j’ajoutais, presque en plaisantant cependant, « je vais finir par devenir végétarienne ! »

Et puis j’ai vu la vidéo de l’abattoir d’Alès. Mon homme ne voulait pas la voir, comme pas mal de monde autour de moi qui disait « je ne veux pas voir ça ». Moi non plus je n’avais pas spécialement envie de voir ces horreurs, mais j’estimais qu’en tant que mangeuse de viande, c’était une obligation de savoir ce qu’il se passait avant que mon steak n’arrive dans mon assiette. Je n’ai pas été déçue… C’est là que s’est produit le déclic, je ne pouvais pas voir cela et désapprouver tout en continuant à manger de la viande comme si de rien était, ç’aurait tout simplement été de l’hypocrisie. J’y suis allée en douceur : j’ai décidé de faire un essai, un mois sans viande. Et au terme de ce mois, j’ai décidé de renoncer définitivement à la viande.

Je vous avoue qu’au début, ce n’était pas facile de penser que je renonçais à tous ces bons petits plats : les pâtes carbonara, du pâté sur une baguette toute fraîche, les gratins et poêlées au chorizo dont mon homme est le spécialiste, etc… Mais c’est une vraie révélation que NOUS avons eue. Oui, j’ai bien dit nous, car mon cher et tendre, encore plus amateur de viande que moi, a aussi eu un énorme coup de coeur pour la cuisine végétarienne voire même végétalienne. Nous avons découvert les multiples utilisations possibles des légumineuses (avant, ça s’arrêtait aux saucisses aux lentilles), j’ai multiplié le nombre d’épices présentes dans ma cuisine, je découvre des recettes incroyables comme les rillettes végétaliennes (dont je vous parlerai très prochainement parce que c’est réellement une TUERIE !), et vous savez le meilleur ? Il existe des succédanés de charcuterie vraiment bluffants ! (tofu fumé, végé-chorizo…)

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Je me souviens avoir une fois entendu une discussion à la table à côté de nous au restaurant, des amies qui discutaient d’une de leur connaissance végétalienne, et je me souviens de leur commentaire : « mais elle mange quoi alors ? des pâtes à la tomate tout le temps ? » Et bien je peux vous dire que depuis que je suis végétarienne (même si je ne le suis pas totalement puisque je mange encore du poisson), mon alimentation est bien plus variée qu’avant, plus originale, et me motive plus à me mettre aux fourneaux ! Finalement, je peux le dire haut et fort : la viande ne me manque pas !

Pas moyen d’être convaincu avant d’avoir testé, alors je vous invite tous à manger chez moi à tester par vous-mêmes. Je partagerai régulièrement avec vous les recettes que je découvre, et j’espère vous convaincre au moins une fois de temps en temps !

Et vous, que pensez-vous du végétarisme ?

Maman allant vert pour vous servir !

Ce tout nouveau blog a eu un début plutôt raté puisque je l’ai « abandonné » après quelques malheureux articles il y a plusieurs mois. Un déménagement, des enfants malades, beaucoup de fatigue et énormément de choses à gérer ont eu raison de moi mais pas de ma motivation ni de mon envie d’écrire ici. J’ai simplement décidé de mettre le blog entre parenthèses plutôt que de la bâcler et de le gâcher.

Me revoilà donc ici pour repartir de zéro, et quelle meilleure façon de commencer qu’en me présentant ?

Je m’appelle Hélène, j’ai 26 ans et je suis maman de deux petites filles nées en avril 2013 et septembre 2014, surnommées ici Coquillette et Crapulette. Coquillette, l’aînée, va à l’école depuis septembre et Crapulette, sa petite soeur, est gardée par… moi-même, journaliste en congé parental.

Notre petite famille a emménagé en septembre dans le Morbihan, un énorme changement puisque nous sommes originaires du Nord. Une envie personnelle et une opportunité professionnelle de mon cher et tendre ont motivé ce changement de vie. Et quand je dis changement de vie, je pèse mes mots car de la ville, nous sommes passés à la campagne : pas de voisins, un grand jardin, la nature tout autour, le caaaalme ! Exactement ce que nos recherchions car vous l’aurez vite compris vu le nom de ce blog : la nature, on aime ça !

Je ne suis pas nouvelle sur la blogosphère, j’avais déjà un petit blog que vous avez peut-être connu (ou pas, ce qui n’aurait rien d’étonnant vu la jungle qu’est la blogosphère !) : Maman 24h/24 . Vous pouvez toujours y faire un tour, il n’est pas fermé mais j’ai cessé de l’alimenter. Il partait dans toutes les directions et j’avais envie d’autre chose, d’un blog qui serait moins fourre-tout et plus centré sur mon intérêt grandissant pour l’environnement, l’écologie, la nature…

Je vous parlerai donc ici de mon quotidien de maman écolo mais avec un tout petit budget, et de la Bretagne que j’apprends chaque jour à découvrir et dont je suis tombée amoureuse. Je m’intéresse un peu à tout alors vous trouverez aussi bien des recettes végétariennes et végétaliennes (j’ai arrêté de manger de la viande il y a peu) que le résultat de mes essais au potager, en passant par des astuces écolos, des idées de sorties, des infos sur l’éducation bienveillante ou des DIY en tout genre.

Si j’aime écrire sur un blog c’est aussi pour la plaisir d’interagir avec vous, alors n’hésitez pas à me laisser des commentaires, j’y répondrai avec plaisir. Je suis aussi toujours avide de découvertes alors n’hésitez pas non plus à me laisser les liens de vos blogs, d’articles en lien avec les miens, etc…

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter de passer un bon moment ici !

Et… bonne lecture !